Ministère des Affaires Sociales et des Droits de la Femme

Sceau de Republique Gabonaise
Flash Infos

CEREMONIE DE LANCEMENT DU CHAPITRE NATIONAL AWLN

Logo

ALLOCUTION de

Madame Prisca NLEND KOHO

Ministre des Affaires Sociales et des Droits de la Femme 

  • Mesdames les membres du Gouvernement, Chères collègues,
  • Madame le Conseiller Spécial du Président de la République,
  • Madame la Directrice Exécutive d’Onu Femmes ; Madame l’Envoyée Spéciale du Président de la Commission de l’Union Africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité,
  • Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Gabon, Monsieur le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies ; Monsieur le Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population,
  • Mesdames les responsables des Organisations de la Société Civile ; Distingués invités, Mesdames et Messieurs ;

 

 

J’ai l’insigne honneur de prendre la parole en ce moment historique, pour procéder, avec vous femmes leaders d’aujourd’hui et de demain, au lancement tant attendu du chapitre national AWLN.

La solennité et la spécificité de cet élément m’impose, en ma qualité de Ministre en charge des droits des femmes, un devoir de reconnaissance à l’endroit des plus autorités, en tête desquelles le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, pour la concrétisation de son engagement à promouvoir et à soutenir un leadership féminin transformationnel dans notre pays, avec comme Sherpa à ses côtés Madame Sylvia BONGO ONDIMBA dont l’implication énergique, l’engagement déterminée et l’exigence d’efficacité, nourrissent de manière essentielle, les processus de protection, de reconnaissance et de changement de statut à long terme de la femme gabonaise.

Permettez-moi à cet effet, avant toute chose, d’associer ma voix à celle des femmes présentes en ce lieu, pour rendre de concert avec toutes les autres du Gabon, un vibrant hommage à̀ Madame Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et désormais figure iconographique du Gabon égalitaire.

Toutes ces actions, concrètes, démontrent à l’Afrique, voire à la face du monde, que les femmes du Gabon n’entendent pas rester en marge de la construction de leur pays ; mais, bien au contraire, en première ligne, lorsqu’il s’agit de paix, d’unité́ et de cohésion sociale.

Mesdames, Messieurs, Distingués Invités,

C’est bien conscient de cet honneur renouvelé que je m’empresse à vous souhaiter une cordiale et chaleureuse bienvenue, tout en vous adressant mes remerciements pour votre distinguée présence à la cérémonie de lancement du Réseau des Femmes Leaders africaines pour la transformation de l’Afrique, Section Gabon. Cette présence réconfortante traduit tout l’intérêt que vous portez à la participation des femmes à la gestion de la vie publique et à la fabrique de cercles d’influence.

Je voudrais, dans le même ordre d’idée, adresser une mention spéciale à ONU Femmes, à l’Union Africaine et à l’Ambassade d’Allemagne pour avoir facilité l’intégration de notre pays à cette salutaire initiative.

Vous, Système des Nations Unies et Fonds des Nations Unies pour la Population, Merci, merci de votre constant soutien et de vos appuis multiformes à la mise en œuvre de cette cérémonie de lancement. 

Un merci infini et mérité à la Société civile, pour sa mobilisation et sa disponibilité sans faille, en faveur de la réussite de ce projet ; notamment à la Présidente, Madame Honorine NZET BITEGHE qui, je m’en voudrai de ne pas l’indiquer et pour saluer son action, depuis des mois, n’a ménagé aucun effort pour mener à bien la mise en place du Chapitre national du Réseau des Femmes Leaders d’Afrique.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Pour ce qui est de cet événement, sans précèdent, qui nous rassemble, il importe de rappeler qu’une cérémonie de pré lancement a eu lieu, le 7 mars 2020 à l’Institut Français.

 Et ce, quelques temps après le passage, au Gabon, de Madame Awa SECK NDIAYE, Représentante d’ONUFEMMES en République Démocratique du Congo et, par ailleurs, Représentante Spéciale de la Directrice Exécutive d’ONUFEMMES en charge du réseau AWLN. Cette mission gabonaise était exclusivement centrée sur la soumission, aux autorités gabonaises, du projet d’implantation du Chapitre national du Réseau des Femmes Leaders d’Afrique.

Après avoir reçu l’accord verbal du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, une première date de la cérémonie de lancement officiel avait été fixée pour le 17 avril 2020, à l’occasion de la Journée Nationale de la Femme. Celle-ci a été reportée, du fait de la pandémie de la Covid-19. C’est donc le 13 octobre 2020, que le Conseil des Ministres a autorisé la tenue des activités du Réseau AWLN au Gabon.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

 

En effet, c’est à New York, aux Etats Unis, que du 31 Mai au 02 juin 2017, sous l’invitation de la Commission de l’Union Africaine et de l’ONU Femmes que s’était tenue une rencontre, réunissant 80 femmes leaders d’Afrique, notamment dans les sphères politiques et publiques, du monde des Affaires, de la société civile et des medias, dont l’objectif était de renforcer le leadership de celles-ci dans la transformation du continent, en mettant, tout naturellement, l’accent sur la Gouvernance, la Paix et la Stabilité. 

L’originalité de cette initiative relève du fait qu’elle entend rassembler les femmes leaders de tous les secteurs et de toute l’Afrique sur des questions d’importance capitale, à savoir :

  • La promotion de la solidarité entre les femmes ;
  • La promotion du leadership féminin au service de la prévention et de la gestion des conflits ;
  • La promotion de la participation politique des femmes dans toutes les sphères de prise de décision ;
  • La promotion de l’autonomisation économique des femmes ;
  • L’éducation de la jeune fille ;
  • L’inclusion financière.

Cet ambitieux projet pour lequel le Gabon n’a pas souhaité rester en marge, et dont les préparatifs ont mobilisé les femmes de la Société civile, pendant plusieurs mois, vient confirmer l’engagement de la femme gabonaise à se positionner et à s’imposer dans la sphère publique.

Il est vrai que des initiatives préexistées au niveau local, national et même sous régional. De même qu’il conviendra de rappeler aussi que le Gabon n’a pas attendu le Réseau des femmes leaders pour mobiliser, dynamiser et impulser la promotion du leadership féminin.

Il vous souviendra que le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA avait lancé, entre autres et en 2015, la Décennie de la Femme gabonaise. Ce programme, dont l’évaluation à mi-parcours est vivement souhaitée et partagée, vise à accélérer l’amélioration des conditions de vie de la femme et de la jeune fille au Gabon, tout en renforçant significativement son autonomisation économique.

D’un autre côté, dans le souci du respect des engagements auprès de l’Organisation des Nations Unies, il était plus que temps, soit 20 ans après l’adoption par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la Résolution 1325 en faveur de la participation des femmes dans les processus de prévention et de résolution de conflits, le 31 octobre 2000, que notre pays, le Gabon, élabore son Plan d’Action National de ladite Résolution.

Plus récemment, le 30 septembre 2020 sous la conduite de la Première Dame, Madame Sylvia BONGO ONDIMBA, la stratégie de réduction des Inégalités Femme Hommes et de promotion des Droits des Femmes a été présentée au Président de la République, Chef de l’Etat par la Fondation éponyme.

Le 25 novembre 2020, la Task force égalité, en vue de la concrétisation rapide des 33 recommandations issues dudit rapport, a été lancée avec une feuille de route très précise.

C’est donc éprise de pragmatisme et du souci d’accélérer de la promotion du leadership féminin au Gabon que j’envisage lancer, avec votre concours bien veillant, et dès les premiers mois de l’année 2021, les travaux de comité de suivi et évaluation de la Décennie de la Femme, ainsi que ceux relatifs au Plan d’Action National de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

La mise en place simultanée de tous ces instruments, qui s’inscrivent, fort heureusement, dans la droite ligne du renforcement du leadership féminin et de la participation politique de la femme dans les instances de prise de décisions, n’a d’autre ambition que de permettre à toutes les femmes leaders de s’impliquer, selon leur domaine d’expertise, et de contribuer efficacement à la transformation de notre pays. 

Le 15 novembre 2020, ici même au Radisson Blu, j’ai présidé une série de consultations avec les femmes leaders, afin de recueillir leurs avis et observations sur l’approche idoine, sur la démarche appropriée et susceptible de mieux tirer avantage de la coexistence des différents instruments dédiés aux femmes. Cette stratégie inclusive et participative a été largement approuvée par la majorité des femmes qui ont pu faire le déplacement.

 Je reste persuadée que, dans les prochains jours, les actions conjuguées des bureaux, qui s’ajouteront à celui qui va être constitué ce jour, participeront de l’enrichissement réflexif et qualitatif de notre environnement.

Chères Mères, Chères sœurs, Mesdames, Distinguées Invitées,

Aujourd’hui, nous bénéficions d’un environnement propice à l’avancée des questions de Genre, loin de moi toute fausse modestie. Toutefois, il nous appartient d’en tirer profit, tout maintenant notre cohésion et notre vision partagée.

Pour rappel, notre Constitution consacre l’égalité des genres, institue la parité dans l’accès à l’emploi et encourage, la promotion de la femme aux hautes responsabilités dans les institutions et administrations publiques.

 

En dépit de quelques contraintes consubstantielles, les femmes du Gabon, à l’instar de leurs sœurs africaines, sont invitées à démontrer leur détermination et leur maturité à jouer leur rôle, pour construire un pays prospère et inclusif.

Nous avons encore de grands défis qui ne peuvent être relevés qu’à travers ces cadres d’échanges et de synergie d’actions. Je tiens à rappeler, à toutes fins utiles, que ce rêve commun est incompatible d’avec les guerres de leadership et nous devons, plus que jamais, mettre en avant la solidarité féminine.

Mesdames, Distinguées Invitées,

Les femmes d’aujourd’hui et les générations futures ne se souviendront de notre engagement que si, bien évidemment, nous réussissons le pari de changer le récit,  de changer la tendance et le statut des femmes, en faisant d’elles des décideurs actives et critiques de demain.

L’objectif général recherché est d’avoir davantage de femmes dirigeantes dans les États membres de l’Union africaine ; de renforcer la masse critique de jeunes femmes leaders ; de préparer en fin, et dès maintenant, de femmes et de filles qui feront bouger notre Afrique.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Le Réseau des Femmes Leaders pour la Transformation de l’Afrique est ouvert aux femmes de tous les secteurs d’activités, sans distinction, c’est-à-dire secteur public, secteur privé, sphère politique, média, société civile, Forces de Défense et de Sécurité, leaders traditionnels et Guides religieux, artistes, jeunesses et femmes du milieu rural, pour ne citer que ceux-là.

Je vous prie, par conséquent, d’en être des instruments et d’y adhérer massivement, pour la transformation de notre pays et de l’Afrique toute entière.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Il me paraît opportun de rappeler, ici et maintenant, que la pandémie de la COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité féminine. Les femmes sont très touchées par ladite pandémie, en raison de la nature de leurs activités. Pour répondre de manière appropriée à cette crise sanitaire, les femmes doivent préparer et participer à la construction des décisions. Les mesures de riposte qui se poursuivent devraient intégrer la dimension genre, pour éviter d’accentuer les inégalités. Les directives de l'Union africaine et celles des organisations internationales, en général, suggèrent que toute riposte à la COVID 19, intègre le genre, afin de réduire les inégalités entre les sexes dans les réponses à la pandémie du coronavirus. 

Enfin, cette cérémonie de lancement officiel du Chapitre national AWLN intervient en pleine campagne des 16 jours d’activisme de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Nous ne cesserons jamais de le dire, nous devons par contre nous préserver, tout en évitant de participer, volontairement ou involontairement, à tout acte de violence envers la femme et l’accompagner à accomplir son devoir sans obstacle. Car, aucun projet ne peut être réalisé dans un foyer lorsqu’une femme est maltraitée.

Lorsqu’une femme est épanouie, elle est une bénédiction, non seulement pour son époux mais aussi pour toute la société. A contrario, lorsque la femme est victime de violence, elle est loin d’être la seule qui en souffre; son foyer en est impacté, la société et le pays également ; d’où l’impérieuse nécessité d’éradiquer ce fléau sous ses différentes facettes.

Voici pourquoi, le Gouvernement est résolument engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes, par le biais du renforcement du corpus juridique. Le projet de loi spécifique sur les violences faites aux femmes en est une illustration.

 

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Je ne saurai terminer mon propos, sans exhorter, mes chères mères, mes grandes sœurs, mes petites sœurs et mes filles, à œuvrer au maintien de la cohésion sociale et au développement de notre pays.

Vive les Femmes du Gabon !

Vive le Réseau des Femmes Leaders pour la Transformation de l’Afrique !

Vive la Décennie de la Femme !

Vive le Gabon !

Je vous remercie de votre aimable attention. Télécharger ici

 

Publié le : 07 / 12 / 2020